
A sortir pour début mars 2012.
Je dédicacerais l'ouvrage, le samedi 03 mars à la foire du livre de Bruxelles entre 14 h et 15 h30. Présentation et lecture ce même samedi de 18 h à 19 h, le tout au stand d’EL&C, stand 114 dans le premier bâtiment.
Ce blog est dédié à mon travail artistique tant littéraire que pictural.


L’amour, sujet universel par excellence.
A-t-on tout dit, tout écrit à son propos ? Ou bien y resterait-il encore quelque espace vierge que l’écriture pourrait contribuer à défricher ?
A cette dernière question, le jeune poète belge Pascal Feyaerts a choisi de répondre par l’affirmative. Il a voulu montrer que, l’amour émargeant au domaine de l’infini, ses possibilités d’exploration demeurent aujourd’hui plus illimitées que jamais. L’écrivain l’a dès lors décliné selon sa sensibilité propre, joué sur le clavier d'émotions diverses, interprété d’après telle ou telle des multiples tonalités qu’il autorise. Au carrefour de Nietzsche et de Lautréamont, Feyaerts tire sa force des fulgurances intimes que le sentiment amoureux a fait naître en lui. Fulgurances qui participent autant du désespoir que de l’extase. Car comment oublier que celle-ci est à jamais indissociable de celui-là ? La roche Tarpéienne est proche du Capitole, disait Mirabeau. La gifle l’est plus encore du baiser. Mais point de sentimentalisme chez ce jeune poète. Car la fréquentation de la philosophie l’a fort heureusement préservé des dérives littéraires que peuvent trop souvent engendrer les épanchements du cœur. Point de cynisme désabusé non plus. Juste le constat clinique que, l’amour étant par nature une réalité sans issue, il nous reste l’antidote des mots et le baume roboratif de l’image poétique. Une image poétique que Pascal Feyaerts manie d’ailleurs avec une rare maîtrise, alliant l’originalité à la puissance d’évocation, la justesse de ton à la simplicité. Il en résulte un recueil étonnant, témoignage d’un vécu transcendé par l’écriture, et qui tranche furieusement avec la production habituelle.
Jugez-en par vous-mêmes…




C'est sur ces mots, les premiers à vrai dire que je couchais sur le papier, que ma vie prit le chemin du poème comme d'autres empruntent une voie vers un ailleurs qui leur ressemble tant il est vrai qu'entre la voix et la voie les distances se confondent en une lettre absente. Claustrophobie ou les rues de Pandémonium, curieux titre il est vrai, qui attire autant qu'il rebute : d'aucuns craignant d'y découvrir un surplus de noirceur, oubliant bien vite que c'est à la lumière que l'ombre doit d'être dessinée et non l'inverse. Ce recueil je l'ai voulu plus touchant que sombre, presque naïf comme le regard d'un enfant sur le point de naître et porté par ses promesses ; je m'y accouche au fil des pages et m'étonne presque de me voir venir en mots. J'ausculte le monde, rêvant aussi de ciel, alors que le ciel n'est plus de nos jours qu'un petit bout de météorologie et possède ce curieux besoin d'accorder la quête du mystique à la rhétorique de l'esthète. N'y a-t-il point de paradis sans idoles et à quoi bon s'atteler à ne construire que des ruines ?