jeudi 4 juillet 2019

jeudi 5 juillet 2018

samedi 25 novembre 2017

mercredi 5 avril 2017

Maman,

Le monde s’est séparé de toi
Et pourtant je te sais guérie
Dans la jouvence d’un nouveau jour
Dans l’enseignement d’un nouvel espace
Et dans l’évanouissement du sang
Tandis que malades nous sommes
Du vide que tu as laissé


Faudra-t-il que sereins nous avancions
Comme lentement on le ferait à tâtons
Alors que tout en nous nous invite à pleurer ?
Combien de larmes peut donc contenir un nuage
Avant qu’il ne se mette à pleuvoir ?
Tu nous as laissé ta trace et ton lustre
Ta gentillesse et ta disponibilité
Rien de tout cela n’a trépassé
Même pas toi ni ton regard
Que je revois à l’instant
Comme un souvenir solide

De ne voir que ton ombre
Ne signifie pas que tu n’es plus là
L’envers du soleil est bien plus chaud
Pour une âme que pour un corps
Est-ce pour cela qu’il fait ici si froid
Et que tu nous tiens à distance
De peur que l’on ne se brûle ?

Que tu nous sembles lointaine
Et pourtant à la fois si proche
Encore hier je te tenais la main
Je partageais ton repas et ton vin
Nous bâtissions des églises
Pour y déposer nos peines
Et l’hyménée des rires
Laissait cela à distance

Même douloureuse la séparation n’est qu’illusoire
Et combien fier est le bateau qui comprend
La grandeur de son naufrage
Et aspire à la quiétude comme
A un lieu habitable et étanche

Le ciel a rajeuni depuis ton hiver
En une saison unique et rayonnante
La volupté et la promesse d’une vie augmentée
A pris la place de nos échanges
Et le bonheur qu’aucun être ne peut
Connaitre ici-bas t’est enfin délivré

L’univers n’attendait plus que toi pour
Exister un peu plus et un peu mieux encore
Amènes-y tout ton amour et le nôtre
Et qu’ils y scintillent ensemble
Éternellement

vendredi 17 juin 2016

Séance de dédicaces à Paris sous le haut regard de l'église Saint-Sulpice et soirée lecture à la librairie L'Espace L'Autre Livre.

vendredi 12 février 2016

jeudi 4 février 2016

mercredi 18 mars 2015

En lecture au Blues-sphere à Liège

lundi 26 janvier 2015

lundi 29 décembre 2014

jeudi 13 novembre 2014

mardi 19 août 2014


Présentation sur le site de l'éditeur ici



C’est une petite femme dans une robe trop grande avec des manches trop  courtes et des rêves qui dépassent par endroit.  Seul le sable la devine. Elle porte en elle le poids des fenêtres qui l’habitent. Tout ce qui luit n’est pas dehors, elle ne le sait que trop. Elle nous regarde de l’intérieur de peur de nous rencontrer. Elle fuit le présent contigu et le futur imparfait et craint la lumière comme le feu couvant une passion non assez instruite. Elle aime au ralenti car la lenteur la rassure.


(L’inquiète, extrait "d'Ils et d'Ailes", Ed. Le Coudrier)